Appel à candidature
pour le Prix Marianne Roland Michel 2018 :

Les manuscrits seront à envoyer avant le 20 juin 2018 au président du Comité français d’Histoire de l’Art sous la forme d’une version papier et d’une version électronique.

Marianne Roland Michel (1936 – 2004) a non seulement été une historienne d’art reconnue, dont les nombreux livres et articles sur l’art du dix-huitième siècle ont fait autorité, mais aussi une personnalité du monde des arts attachante, toujours prête à rendre service. Responsable d’abord de la documentation et des recherches de la Galerie Cailleux, que son grand-père avait fondée en 1912, puis de l’organisation des expositions, elle a dirigée la Galerie Cailleux de 1982 à 1996. Elle a toujours tenu à faire de cet endroit Rue du Faubourg Saint Honoré à Paris un lieu ouvert à la recherche, où tout le monde était le bienvenu – des directeurs des grands musées au simple étudiant en histoire de l’art.

Marianne Roland Michel a mené une activité d’historienne d’art qui l’a conduite bien au delà de son champ initial (la peinture et les dessins du dix-huitième siècle français), comme on peut le voir dans son impressionnante bibliographie. La documentation de la galerie qu’elle tenait à jour, enrichie par ses propres recherches pour ses dix livres, treize catalogues et 123 articles importants, était ouverte à tous les chercheurs. Sa connaissance profonde des œuvres et de la civilisation du XVIIIe siècle faisait que son avis était perpétuellement sollicité.

Après sa mort, son mari Roland Michel a tenu à ce que l’aide qu’elle apportait à tous trouve un prolongement. Il a voulu que la documentation qu’elle avait réunie reste disponible et qu’une fondation permette d’aider chaque année la publication d’un ouvrage dans la lignée de ses travaux.

Le Centre de Documentation Marianne Roland Michel a ouvert ses portes en 2005. On y trouve une documentation abondante sur les peintres et dessinateurs européens du début du XVIIe siècle jusqu'aux premières décennies du XIXe siècle, classée par ordre alphabétique et par écoles dans 700 boîtes d’archives. L’École française se taille la part du lion avec 1.200 artistes dans 500 boîtes. Les « vedettes » de la documentation sont Hubert Robert (60 boîtes), Fragonard (32 boîtes), Watteau (30 boîtes) et les artistes et les œuvres peu connus que Marianne Roland Michel a souvent découverts. Les dossiers ont été tenus à jour et sont désormais déposés au musée du Petit Palais à Paris

Le prix Marianne Roland Michel est décerné depuis 2006.